Le fauteuil de Robien

Publié le par Julien MARTIN pour Journal E

Encarté à l’UDF, nombre de centristes ne peuvent pourtant plus l’encadrer. Reste que Gilles de Robien est confortablement installé dans un fauteuil qui en fait un personnage politique clé. Favorable à une alliance avec l’UMP et membre du gouvernement Villepin contre l’avis de son parti, le ministre de l’Education nationale ne craint pas une sanction plus lourde que son exclusion des instances dirigeantes de l’UDF en juin 2005.

Son président et adversaire centriste François Bayrou ne peut le contraindre à quitter le parti sans passer pour un coupeur de tête et risquer d’éloigner la frange de l’électorat de droite indispensable en vue de la présidentielle. Même schéma à l’UMP. Nicolas Sarkozy choie le seul membre UDF du gouvernement, symbole de la volonté de rassemblement prônée par le parti majoritaire.

Et ce n’est pas la nouvelle menace d’exclusion formulée à l’encontre du député centriste Pierre-Chrisotphe Baguet, coupable de soutenir le président de l’UMP pour 2007, qui lui fait peur. Il vient même d’appeler François Bayrou à « se demander pourquoi il est scotché » à 7 % dans les sondages, avant d’acter la création de son propre club de réflexion, Société en mouvement. Gilles de Robien n’entend pas, en fait, bouger d’un poil.

 

Publié dans Edito

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Pour faire son gouvernement d'union nationale, Bayrou n'a pas intérêt à se brouiller avec l'UMP, avec qui il partage malgré tout la plupart des orientations politiques.
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