PS : « Comme ma ou mon camarade... »

Publié le par Julien MARTIN pour Journal E

Un projet, trois interprétations. Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont mis ce mardi le projet socialiste au cœur du premier des trois débats télévisés, consacré aux questions économiques et sociales, entre les candidats à l’investiture PS pour la présidentielle, tout en s’efforçant d’imprimer leur propre marque.

A gauche toute, Laurent Fabius s’est appuyé sur son éloquence et son expérience d’ancien Premier ministre pour se montrer « prêt » à diriger la France. Afin d’étayer son propos, il n’a pas hésité à multiplier diverses propositions concrètes et notamment son Smic-emblème à 1 500 euros.

Dominique Strauss-Kahn a enfilé sa blouse de professeur pour expliquer les bénéfices de la sociale-démocratie. Avec une conception plus politique que technique, il entend avant tout permettre un retour de la croissance en redonnant « confiance » aux Français.

Des Français à qui Ségolène Royal n’a cessé de s’adresser, délaissant les exigences d’un débat interne. Moins expérimentée que ses concurrents, elle s’est appuyée sur sa connaissance du terrain pour expliquer aux « gens » qu’elle comprenait leurs problèmes.

En témoigne la question des 35 heures : « Il faut que les 35 heures aboutissent à un progrès social, pas à une régression », a déclaré la présidente de Poitou-Charentes, alors que les deux autres prétendants se sont clairement prononcés pour la généralisation de la réduction du temps de travail.

Seul vainqueur pour le moment : le Parti socialiste, qui a réussi à diffuser ses idées force sans que ses candidats ne s’écharpent. La favorite des sondages ne devrait donc pas voir fondre son avance. Balle au centre, reprise de la partie la semaine prochaine autour des problèmes de société.

 

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Publié dans Edito

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