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Edito

Jeudi 12 avril 2007

Si Le Pen n’est pas qualifié pour le second tour, appellera-t-il à voter Sarkozy ? En tout cas le leader frontiste a affirmé, jeudi dans Le Figaro, qu’une « nouvelle ère » s’était créée entre le FN et l’UMP. Il raconte qu'il a déjà « rencontré deux fois Sarkozy pour parler de problèmes de technique électorale » et qu’il a été « chaque fois reçu fort courtoisement ». Avant de se montrer plus explicite encore : « Si Sarkozy dit qu'il est d'accord pour un rapprochement, pourquoi pas ? »

Exit donc la haine viscérale et réciproque qu’entretenaient Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Le président du FN préfère se remémorer ses alliances avec la droite, lors des élections régionales de 1998. Il a beau tancé Nicolas Sarkozy sur ses origines hongroises, il n’en reconnait pas moins qu’il existe avec lui « des points possibles d'accord et de convergence sur l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites ».

Une tentative de séduction qui ne semble pas déplaire au candidat de l’UMP. Ou celui-ci ne le montre pas. Au contraire, il multiplie les appels du pied à l’électorat FN, à coups de promesses sur l’immigration, la sécurité et autre identité nationale. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs affirmé dans les colonnes de Libération, ce même jeudi : « Celui qui est moins à droite qu'avant, c'est le Pen ! »

Par Julien MARTIN pour Journal E
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