La social-démocratie de DSK séduit
Dominique Strauss-Kahn enregistre la plus forte progression du dernier baromètre mensuel TNS-Sofres/Figaro Magazine. Il gagne 11 points à 40 % d’opinions favorables. La ligne sociale-démocrate de DSK semble enfin payer.
Dominique Strauss-Kahn remonte dans les sondages et se prend même à espérer sérieusement être l’élu, le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Il y a quelques semaines, il sentait un « frémissement », il sent maintenant un « mouvement ». Objectif avoué : pousser Ségolène Royal au second tour, au soir du 16 novembre. Et avec le ralliement des fabusiens, il pourrait atteindre son but.
Après la fin, le moyen : la social-démocratie. Depuis qu’il s’est lancé dans la course à l’investiture socialiste, DSK n’a plus que cette expression à la bouche. Il en a fait le fil directeur de son programme, en promettant notamment un retour au plein emploi dans moins de dix ans. Le député du Val-d’Oise l’a affirmé sans sourciller, le week-end dernier.
Il est « confiant » et le dit. Confiant depuis qu’il a fait son « coming out » social-démocrate au début de la campagne. Social-démocrate, Dominique Strauss-Kahn l’est depuis toujours, mais il est désormais décomplexé, persuadé que c’est la carte qu’il doit jouer.
Voie sans issue ?
Une carte qui ne sera cependant pas gagnante à coup sûr. Car une ligne directrice n’assure pas pour autant un positionnement clair par rapport aux autres prétendants socialistes à l’Elysée. Laurent Fabius n’était pas loin de se convertir à la social-démocratie, avant d’opérer son virage à gauche. Et alors que cette social-démocratie lorgne vers le centre, Ségolène Royal a dépassé DSK sur sa droite, en louant les bienfaits du blairisme et les valeurs familiales traditionnelles.
La voie choisie par Dominique Strauss-Kahn pourrait se révéler être une impasse. Mais, lui, martèle qu’il a confiance et que c’est la meilleure position pour rassembler les militants socialistes. Ne reste qu’à les convaincre.