Le FLNC-UC s'invite dans la campagne présidentielle
Le mouvement indépendantiste clandestin corse FLNC-Union des combattants somme les candidats de proposer une « véritable solution politique » pour l'île et avertit qu'il continuera à « frapper l'occupant ».
« La question nationale corse demeure plus que jamais à l'ordre du jour », écrit le FLNC-Union des combattants, mercredi 13 septembre, dans un communiqué authentifié, adressé à Radio Corsica Frequenza Mora (RCFM). Une question, selon l'un des deux principaux mouvements indépendantistes clandestins corses, qui « est posée à tous les candidats à des futures échéances présidentielles françaises et se posera immanquablement au prochain président français ».
« Nous continuons inlassablement, par le renforcement de nos unités de combat, à occuper la place qui est la nôtre, en frappant l'occupant, ses symboles et ses collaborateurs, tant que ne se dessinera pas une véritable solution politique », avertissent les indépendantistes. Ils entendent lutter « contre la colonisation de peuplement » et la « dépossession » des Corses de leur terre. Le FLNC-UC revendique ainsi 21 attentats récents ou tentatives, dont 16 visant des résidences secondaires de continentaux ou d'étrangers.
« La question de la terre et son devenir est au cœur de nos priorités », poursuivent les clandestins, dénonçant « la littoralisation » de l'habitat, une « économie résidentielle déstructurante » et « l'absence de cadre législatif » garantissant la priorité de l'accession à la propriété au « peuple corse ».
« Affaiblissement des mouvements clandestins »
Depuis plusieurs mois, le FLNC-UC, mais aussi son rival, le FLNC dit « du 22 octobre », focalisent leurs actions contre les résidences secondaires. Si les attentats sont de plus en plus nombreux, ils sont revanche de moins en moins dévastateurs et les tentatives manquées vont croissant. Parallèlement, le pourcentage des actions contre les bâtiments publics se réduit. Un haut responsable de la police remarque « très nettement un affaiblissement des mouvements clandestins ces derniers temps, tant au niveau des effectifs que de la technicité des engins ».
Sur les huit premiers mois de 2006, 176 attentats à l'explosif ou tentatives ont été perpétrés dans l'île, dont 70 visant des résidences secondaires (contre 32 sur 116 durant la même période en 2005). D’après la préfecture de Corse, 112 de ces 176 attentats ou tentatives ont été revendiqués ou attribués à des mouvements « terroristes » par la justice, le reste relevant de contentieux privés ou commerciaux locaux.