Javier Solana salue les « progrès » de Téhéran

Publié le par Julien MARTIN avec AFP et Reuters

Le haut représentant de l'Union européenne s'est félicité, vendredi, de l'avancement du dialogue avec l'Iran sur le dossier du nucléaire. Un enthousiasme que ne partage pas la Maison blanche.

 

Les Iraniens font preuve d'un « niveau d'implication [...] jamais atteint auparavant » pour trouver une solution au problème nucléaire, a déclaré, vendredi 15 septembre, le haut représentant de l'Union européenne, Javier Solana. « Je crois qu'on peut dire que nous faisons des progrès », a-t-il poursuivi, à l'issue d'une réunion des vingt-cinq ministres des affaires étrangères, à Bruxelles.

M. Solana se réjouit de ces « discussions sur les questions qui sont difficiles », concernant la crise qui oppose les grandes puissances à l'Iran, en raison de la poursuite par Téhéran de ses activités d'enrichissement d'uranium.

Il a souligné qu’« il espérait beaucoup avoir une autre rencontre avec le négociateur iranien Ali Larijani dans les prochains jours », tout en indiquant qu'il ne pouvait en préciser ni la date ni le lieu. Interrogé pour savoir pourquoi sa nouvelle rencontre prévue jeudi avec M. Larijani avait été annulée, M. Solana a fait allusion à de possibles désaccords au sein de la direction iranienne. « Un peu plus de temps était nécessaire pour trouver un consensus au sein de la direction de son pays, a-t-il affirmé. Nous avons préféré reporter pour continuer à clarifier les choses au niveau des experts. »

 

George Bush refuse de rencontrer Mahmoud Ahmadinejad

 

A la question de savoir si les Etats-Unis, qui voudraient voir le Conseil de sécurité des Nations unies adopter des sanctions contre l'Iran, n'allaient pas commencer à être irrités, M. Solana a répondu : « Je ne pense pas que nos amis américains perdront patience. Nous sommes dans le même bateau. » A Washington, le président George Bush a toutefois annoncé vendredi qu'il refuserait de rencontrer son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU, tant que l'Iran ne suspendrait pas de façon vérifiable ses activités d'enrichissement d'uranium.

L'optimisme est inversement de mise au ministère des affaires étrangères français. « Il y a un certain nombre de frémissements qui sont intéressants [...], notamment le fait que l'Iran ait accepté de parler de la question de la suspension » de l'enrichissement d'uranium, a déclaré vendredi le porte-parole du Quai d'Orsay. « Pour nous, c'est un élément positif. »

 

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Publié dans Archives Le Monde.fr

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