La joute de 2 000 étudiants aux Gayeulles
Qu'obtient-on en réunissant plus de 2 000 élèves, dans un même lieu et pendant trois jours ? Réponse : un joyeux vacarme ! Même avec des étudiants issus des neuf Instituts d'études politiques (IEP) de France. C'est le critérium inter-Sciences po qui se poursuit ce week-end au parc des Gayeulles.
« C'est quoi ce bruit ? » Depuis hier, dès qu'on arrive avenue des Gayeulles, la même question est sur les lèvres de tous les passants. Ce brouhaha, c'est le critérium inter-Sciences Po. Il rassemble, chaque année dans une ville différente, plus de 2 000 étudiants issus des neuf Instituts d'études politiques (IEP) de France. Tous participent à de nombreuses épreuves sportives et... festives. L'édition 2 005 se déroule au parc des Gayeulles. Et il va falloir s'accommoder du bruit car il y en a pour trois jours.
Au départ, ça a plutôt l'apparence de Jeux olympiques miniatures. Cérémonie d'ouverture, défilé des délégations colorées et même discours du directeur hôte, Erik Neveu. Une sorte de répétition de Paris 2012 en somme. Mais la comparaison s'arrête là.
Plantec, un groupe de musique bretonne aux accents franchement rock, est venu le rappeler dès vendredi matin. 10 h à peine et tous les étudiants se mêlent dans un fest-deiz plus ou moins improvisé. Des Toulousains qui dansent la gavotte, ça vaut le détour ! Certains en oublieraient presque le coup d'envoi de la première épreuve : le cross. Mais pas les pom-pom girls qui s'agitent déjà près de la ligne de départ. Non messieurs, on se concentre sur la course ! Prêts ? Partez !
« Province, succursales »
Le chauvinisme pointe alors le nez, les slogans et sifflets se font entendre. Car il s'agit d'une compétition tout de même. Surtout entre les IEP de province et Sciences-Po Paris. « C'est normal, c'est la 19e édition et on a déjà gagné dix-sept fois, ils sont jaloux, avance un élève parisien. Le mythe de la concurrence Paris-province est quand même plus entretenu par eux que par nous. » Ben voyons ! Deux minutes plus tard, il scandait : « Paris, Paris, Capitale ! Province, province, succursales ! »
La bonne humeur ambiante atténue cependant les attaques et la nuit venue, tous sont tournés vers le même objectif : faire la fête. Hier soir, ils ont envahi le Platinium, la discothèque du Rheu. Ce soir, ils investiront les bars du centre-ville. Il y en a qui risquent de regretter de perdre une heure la nuit prochaine !