Paradoxal jusque dans sa mort
Jean-Paul 2 s’en est allé. La terre entière, catholique ou non, a loué les combats du plus médiatique des successeurs de Pierre. Dénonciation de chaque guerre, rapprochement avec d’autres religions... Il a aussi largement contribué à l’accroissement et au rajeunissement des fidèles.
Le point le plus controversé de son œuvre intéressait, pourtant, la jeunesse au premier chef : la sexualité en général, le port du préservatif en particulier. Au nom d’une interprétation littérale des écritures saintes, le pape, moderne et conservateur à la fois, s’y opposait.
Mais, une fois encore, l’histoire n’a pas manqué d’ « ironie ». L’annonce de la mort du souverain pontife s’est invitée au cœur de la soirée que France 2 consacrait au Sidaction, à la lutte contre le fléau du siècle, à laquelle Karol Wojtyla refusait de se mêler pleinement. Sur le plateau, l’embarras était palpable. Jean-Paul 2 aura prolongé le paradoxe jusque dans sa mort.