Les créations d'emplois salariés s'accélèrent

Publié le par Julien MARTIN avec AFP et Reuters

Le ministère de l'emploi a annoncé jeudi que le nombre de salariés avait augmenté plus vite au second trimestre qu'au premier. En un an, 135 000 emplois ont été créés.

 

La reprise de l'emploi salarié dans le secteur marchand s'est confirmée au deuxième trimestre 2006, avec une hausse de 0,3 %, après une augmentation de 0,2% au premier trimestre. L'augmentation est de 0,9 % en un an, ce qui représente 135 000 créations d'emplois, selon les chiffres définitifs publiés jeudi 14 septembre, par le ministère de l'emploi. Le ministre Jean-Louis Borloo et son ministre délégué Gérard Larcher se félicitent de ces « bons chiffres » et notent que « la reprise de l'emploi amorcée en 2005 s'accélère franchement ». Ils expliquent que le plan de cohésion sociale « contribue largement à ces bons résultats ».

L'Unedic, qui couvre un champ statistique légèrement différent, a pour sa part enregistré une hausse de 0,4 % des effectifs salariés au deuxième trimestre et de 1,3 % en un an (+ 201 400 postes). « Il faut remonter à la fin de l'année 2001 pour observer de telles créations nettes d'emplois sur un an », observe l'Unedic, pour qui c'est « en concordance avec la croissance économique ».

« Les secteurs de la construction et du tertiaire, notamment des services à la personne, sont en expansion rapide et constituent la principale source de création d'emplois », détaillent les deux ministres. Au deuxième trimestre, les effectifs continuent de diminuer dans l'industrie mais à un rythme comparable à celui du trimestre précédent. L'emploi dans la construction se maintient sur un rythme dynamique. Dans le tertiaire, les effectifs enflent en raison notamment d'un rebond de l'intérim.

 

Dynamisme de l'intérim et des PME

 

La Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) relève cependant que, hors intérim, la hausse de l'emploi est moins élevée au deuxième trimestre qu'au premier : + 0,1 % après + 0,2 %. L'intérim, généralement considéré comme un indicateur avancé du marché de l'emploi, apparaît particulièrement prolifique. D'après les données de l'Unedic, le nombre des intérimaires enregistre une augmentation de 5,2 % au deuxième trimestre et de 7,9% en un an, soit 50 600 personnes de plus entre fin juin 2005 et fin juin 2006.

Ces chiffres, pour MM. Borloo et Larcher, « viennent confirmer le dynamisme de l'emploi en entreprise, notamment dans les PME qui constitue le facteur essentiel de la baisse du chômage ». En juillet, les contributions des entreprises jusqu'à dix salariés « ont été beaucoup plus importantes que ce que l'on pensait, souligne l'Unedic. Autrement dit, l'encaissement du deuxième trimestre 2006 montre que l'emploi a certainement particulièrement progressé dans les petites entreprises. » Mais l'Unedic précise ne pas être en mesure de déterminer s'il s'agit là d'un effet du Contrat nouvelles embauches (CNE), créé il y a un an par le gouvernement.

 

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Publié dans Archives Le Monde.fr

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A
-<br /> <br /> ( Vu sur le site http://www.actuchomage.org )<br /> <br /> Evolution de l'emploi en France : 2002 - 2007<br /> <br /> L'emploi ne se limite pas au seul emploi salarié du secteur marchand (privé) des statistiques de l'emploi les plus souvent citées. La population active occupée comprend aussi les non salariés (travailleurs indépendants) et d'autres branches d'activité : agriculture, sylviculture, pêche, éducation, santé, action sociale et administration, du secteur privé ou du secteur public.<br /> <br /> La durée effective du travail (à temps complet et à temps partiel), la proportion d'emplois à temps partiel, la répartition entre hommes et femmes, le statut des emplois (CDI, CDD, intérim, apprentissage, stages) ont aussi leur importance. Le chômage officiel (apparent) doit être comparé au chômage réel (effectif) donné par ailleurs. <br /> <br /> En trois ans, de 2002 à 2005, l'emploi total (population active occupée) a augmenté de 221 000, mais l'emploi salarié du secteur marchand (privé) est resté stable (+ 14 525). L'emploi total a diminué de 79 000 pour les hommes et augmenté de 300 000 pour les femmes. <br /> L'emploi salarié marchand diminue beaucoup dans l'industrie (- 269 900, soit 6,6%), ce qui est inquiétant, augmente de 62 350 (4,9%) dans la construction et de 222 000 (2,2%) dans le tertiaire. <br /> <br /> Si la durée légale du travail est de 35 heures par semaine, la durée effective du travail en 2005 est en moyenne de 39 heures pour les emplois à plein temps et 23,2 heures pour les emplois à temps partiel. Ceux-ci représentent 17,2 pour cent de l'ensemble des emplois (hommes : 5,3% - femmes : 30,8%). <br /> <br /> L'augmentation du chômage au sens du BIT est de 321 000 (hommes : 179 000, femmes : 142 000). <br /> Le mode de calcul du nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et de l'Insee est différent de celui de l'Anpe de la catégorie 1 ou des catégories 1 à 8. Surtout, ces deux mesures officielles sont bien inférieures à celle du chômage effectif, caché par différents artifices. <br /> <br /> <br /> Le dossier complet avec tableaux annuels (2002 - 2005) et trimestriels (décembre 2004 à mars 2006) ... près pour 2006 au complet et 2007 est à voir ici : <br /> <br /> http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/evolu_e2002_2007.htm<br /> <br /> Le document est aussi disponible en fichier texte (.doc et .rtf), en deux parties pour des raisons de mise en page (tableaux). La partie (b) sera mise à jour chaque trimestre.<br /> <br /> > Un site bien documenté : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm<br /> <br /> -
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