Prise de conscience des dangers de la route
Des Journées prévention sécurité routière se déroulent de mardi à jeudi sur le campus de Beaulieu. La directrice du Simpps (Service interuniversitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) de l'Université de Rennes 1, le docteur Catherine Derrien, prépare cet événement.
Où en sont les étudiants, et plus généralement les jeunes, avec la sécurité routière ?
Il y a une véritable prise de conscience due à la répression, mais aussi aux nombreuses campagnes de prévention. Beaucoup de jeunes ne prennent plus leur voiture pour sortir le soir. Les opérations, telles que « Capitaine de soirée », fonctionne plutôt bien. Des étudiants organisateurs de fêtes viennent même nous voir pour demander quelles précautions prendre pour assurer la sécurité des retours de soirées. D'ailleurs, les premières cartes postales responsabilisant les jeunes sur les dangers de la route sont l'œuvre spontanée d'un étudiant infirmier.
Quel sera le programme de ces Journées prévention sécurité routière ?
Chaque jour, il y aura une action phare. Mardi, une simulation d'accident sera réalisée par des cascadeurs. Mercredi, un test-choc mettra en évidence les influences de la vitesse sur le freinage. Et jeudi, des voitures de grandes marques seront exposées pour montrer que l'on peut quand même prendre du plaisir au volant si l'on respecte les consignes de sécurité. En parallèle, chaque journée sera animée de 10h à 17h par des ateliers et des débats sur l'évolution de la législation, le cannabis au volant, ou encore la conduite à tenir en moto.
D'autres mesures au niveau universitaire existent-elles en faveur de la sécurité routière ?
La coordination entre les différents organes des universités est croissante. Le Simpps a organisé ces trois journées avec l'association étudiante Handisup et deux services de Rennes 1 : le SHS (Service hygiène et sécurité) et le Smut (Service de médecine universitaire du travail). Nous avons aussi travaillé avec Rennes 2, l'année dernière, sur le problème des drogues. Désormais, un médecin informe les étudiants quant aux risques de tels produits au volant. On met enfin un point d'honneur à relayer les campagnes nationales de sécurité routière, notamment en veillant au respect du code la route à l'intérieur des campus.